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POURQUOI MON CHOLESTEROL N'EST PAS UNE MALADIE...

Avez-vous remarqué depuis plusieurs mois comment les médias officiels ont commencé à « ajuster » leur discours au sujet du cholestérol. Jusqu’à présent, ils nous servaient une sorte de fable pour enfants avec le grand méchant cholestérol d’un côté (BOUHOUHOU) et les gentilles statines de l’autre (médicaments pour faire baisser le cholestérol), venues mettre de l’ordre dans nos artères (OUIIIII...). Seulement depuis quelque temps, le scénario a eu tendance à se brouiller un peu. D’abord sur le cholestérol, qui finalement, n’est peut-être pas le diable en personne ; Ensuite sur les statines, qui finalement, ne sont peut-être pas la panacée qu’on a voulu nous vendre. Il faut tout de même savoir que le marché des anticholestérol représente aujourd’hui une manne de 30 milliards d’euros par an pour les grands laboratoires. Alors s’ils ont « laissé faire » sans trop réagir cette petite (r)évolution du discours, c’est parce qu’ils ont, vous allez voir, une autre idée en tête… Mais d’abord, que s’est-il passé pour expliquer ce revirement soudain ?


La terre a tremblé une première fois lorsqu’un homme, le Professeur Rory Collins, professeur de médecine à l’Université de Oxford, a fait une déclaration publique proprement hallucinante : Ce scientifique, à la tête de deux consortiums de recherches privés qui ont produit depuis 20 ans une grande partie des études concernant les statines, a reconnu en 2015 qu’il n’avait « jamais étudié sérieusement leurs effets secondaires !!! » Ah…Et…pourquoi ? Parce que sa « conviction » était que les statines « sauvaient des vies », et qu’il ne voulait pas inquiéter les patients en dévoilant leurs effets secondaires…pourtant avérés (douleurs musculaires, risque de diabète, problèmes rénaux, de mémoire, etc.)

Hélas, si, c’est parfaitement vrai.


A partir de là, il est devenu difficile de continuer à faire comme si rien ne s’était passé.


Et des scientifiques comme le Dr Michel de Lorgeril ou le Pr. Bernard Even, dont les travaux sur les dangers des statines avaient été superbement ignorés jusqu’alors, ont enfin commencé à être pris au sérieux.


« Je reconnais que c’est difficile à admettre quand on vous a enseigné autre chose pendant 30 ans, mais le dogme du cholestérol coupable est à mettre à la poubelle de l’histoire », résume ainsi le Dr de Lorgeril.


MOINS de cholestérol…PLUS de risque mortel


C’est curieusement à ce moment-là aussi que certaines « grosses » études défavorables aux statines, et qu’on connaissait pourtant depuis très longtemps, ont refait surface.


En avril 2016 est notamment parue dans le British Medical Journal une étude conduite entre 1968 et 73, et qui avait mystérieusement rejoint les poubelles de la science.


Des chercheurs avaient suivi 9 400 patients vivant en institution (hôpital ou maison de retraite), ce qui leur avait permis de contrôler leurs repas avec précision, et de leur faire régulièrement des prises de sang.


Ils avaient divisé les patients en deux groupes : le premier devait suivre le régime classique de l’époque, riche en graisses animales (beurre, en particulier). Le second, lui, s’est vu imposer un régime pauvre en graisses animales, mais enrichi en huile de maïs.


La théorie de l’époque était que les graisses animales (dites « saturées ») causaient du cholestérol et bouchaient les artères. A l’inverse, les graisses dites poly ou mono-insaturées comme l’huile de maïs ou de tournesol étaient censées être bonnes pour le cœur.


De façon attendue, les patients du groupe « huile de maïs » ont vu leur taux de cholestérol diminuer, contrairement à ceux du groupe « graisse animale ». Mais le problème est que malgré cette baisse de leur cholestérol, ils ont subi 2 fois plus de crises cardiaques que les autres (41 % contre 21 % parmi les décédés). Et chez les plus de 65 ans, le groupe « huile de maïs » a de surcroît connu 15 % de morts en plus !


Encore plus marquant : plus leur cholestérol avait baissé, plus leur mortalité était élevée.


Chaque baisse de 0,3 points de leur cholestérol total augmentait le risque de mourir de 22 %.


Conclusion : il était non seulement INUTILE, mais même DANGEREUX de vouloir faire baisser le cholestérol à tout prix.


En réalité, il n’y a RIEN de surprenant à cela.


Le cholestérol n’est PAS une « maladie » !



Car le cholestérol, ce n’est pas une « maladie ».


C’est un lipide présent naturellement dans notre corps, où il joue un rôle absolument essentiel dans de très nombreux processus.


Pour en connaître le détail, je vous renvoie à l’excellente conférence « Le Cholestérol : une molécule de vie » du Pr. Even (elle est entièrement gratuite et compréhensible par tous, même quand ont n’est pas biochimiste : https://www.youtube.com/watch?v=dlfV6WMCFeg), mais je dois vous dire ici le minimum incontournable pour bien comprendre l’importance du cholestérol.


Nous sommes composés d’environ 100 000 milliards de cellules et chaque cellule est entourée d’une membrane composée de lipides.


Or le cholestérol est un composant vital des membranes cellulaires, à qui il assure structure et robustesse.


Par cette rigidité, le cholestérol permet aussi l’activité des protéines, entre transporteurs et récepteurs…Ces derniers sont « ancrés » sur le cholestérol, et vont permettre la circulation de l’extérieur à l’intérieur des cellules, mais aussi aux cellules de communiquer entre elles.


Ainsi, faire baisser le cholestérol peut altérer les capacités de la plupart des fonctions des membranes cellulaires, que ce soit le transport de nutriments ou la communication entre les organes.


Par exemple, si les récepteurs aux neurotransmetteurs du cerveau qui nous permettent d’être attentif, de mémoriser, sont moins actifs ? Eh bien les capacités de mémorisation diminuent, et c’est bien ce que l’on constate chez nombre de patients sous statines.


Ce n’est pas tout. Le cholestérol est aussi :

  • le précurseur des acides et sels biliaires, qui sont indispensables à la digestion des graisses et lipides, notamment les acides gras essentiels et plus particulièrement les acides gras oméga-3 dont on connaît l’importance dans la prévention des maladies cardiovasculaires ;


  • le précurseur des hormones stéroïdes, notamment les hormones sexuelles ;


  • C’est à partir du cholestérol que nous fabriquons le précurseur de la vitamine D qui va être activé par l’exposition au soleil.


  • C’est à partir du cholestérol que nous produisons le coenzyme Q10, une molécule vitale, qui sert à transporter les électrons dans les mitochondries, les centrales énergétiques pour produire le moteur de toutes nos fonctions, l’ATP.


  • Le cholestérol est indispensable pour la DHEA, aussi connue comme l’hormone anti-âge.


  • Encore plus méconnu, le rôle positif du cholestérol sur le…cancer ! Des études ont en effet remarqué une diminution du risque de cancers lorsque les sujets affichent un taux de cholestérol plus élevé. Dans le même registre, une équipe de recherche française vient de mettre en évidence une molécule dérivée du cholestérol, appelée dendrogénine A (DDA) qui possède des propriétés anticancéreuses.




EN RESUME :


« avoir du cholestérol » n’est absolument pas le signe d’une crise cardiaque annoncée.

Et s’acharner à vouloir faire baisser son cholestérol à renfort de médicaments revient souvent à un hold-up contre soi-même !


Lorsqu’on observe en effet la plaque d’athérome (le dépôt sur la paroi interne de l’artère qui peut finir par la boucher), il est vrai qu’on trouve du cholestérol. Mais seulement dans une proportion de 10 %.


Le 90 % qui restent, ce sont surtout des fibres, des globules blancs, des cellules musculaires lisses, des plaquettes, de la fibrine, du calcium et du fer, un puissant pro-oxydant et pro-inflammatoire…


Voilà pourquoi, plus que la baisse du taux de cholestérol, c’est la maîtrise de l’hypertension et de l’hyperactivité plaquettaire qui sont essentielles dans la prévention des infarctus et des AVC.


Les plaquettes, ce sont les grandes nettoyeuses de notre réseau artériel.


Elles s’activent dès que le revêtement de nos parois artérielles est endommagé. Elles se collent sur la lésion, recrutent d’autres plaquettes et resserrent l’artère. Travail efficace et rapide !


Le problème est que l’activation des plaquettes est déclenchée par la moindre microlésion de la paroi artérielle. Or certains facteurs favorisent ces microlésions et donc l’hyperactivité plaquettaire : tabac, surpoids, manque d’exercice, carences en oméga-3, antioxydants, magnésium, vitamine B, excès d’oméga 6, fer, cuivre


Vous avez compris : c’est donc sur ces facteurs-là qu’il faut agir en priorité pour limiter le risque cardio-vasculaire.


Et pour cela, les statines ne servent strictement à rien.


Alors, est-ce la fin des statines contre le cholestérol ?


Certainement pas.


Tranquillement, les grands laboratoires sont en train de refaire le casse du siècle. C’est simplement le scénario qui est différent.


Au-lieu d’essayer de vendre des statines pour tous (5 millions de personnes concernées en France), ils vont promouvoir les statines pour les happy few (les « heureux élus) : 200 à 300 000 personnes (ceux qui ont déjà fait un infarctus, un AVC) qui ont un cholestérol très élevé (supérieur à 0,4g/l), etc.


Le plan : passer d’un marché de masse avec un prix du traitement de un ou deux euros par jour, à un marché de niche, certes, mais avec cette fois un médicament qui vaut…50 à 100 fois plus.


Ne vous embêtez pas à faire le calcul. C’est Big Pharma qui gagne.


Et le patient ? On va lui expliquer avec l’air conquis que cette nouvelle génération de statines (on les appelle les « anti-PCSK9 ») est capable de faire chuter le cholestérol jusqu’à 50 % !


D’accord, mais sont-elles efficaces pour réduire les accidents cardiovasculaires ?


Là, « on n’en sait encore rien ».


Et le meilleur pour la fin :


« On ne connaît pas encore tous leurs effets indésirables ».


Mais on compte bien sûr sur les patients pour avertir en cas de problèmes !




Un petit mot de la fin réconfortant...N'oubliez pas de trinquer ! Santé !

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